Je suis assis. Je me retrouve debout.
Je me regarde dans la vitre. C'est mon image que je vois dans la glace. C'est moi. Dans les moindres détails. De la clope au bec, à la simple larme qui roule sur ma joue. Cette larme qui, sans avertir, se met à tomber. Tomber. Tomber. Elle s'éclate sur le sol. Je tombe à genoux. Je m'éclate sur le sol à mon tour, tant la vie qui s'offre à moi me déçoit.
J'ai beau être entouré, sur certains sujets, je me sens très seul. Plus seul que maintenant où j'écris ce texte. Plus seul que maintenant, où je suis seul. On est toujours le " il " et le " on " de quelqu'un. C'est peut-être pour cela que je me sens si seul. Je dois être le " On ". Elle est le " il ". J'aurais voulu redevenir " On ". Je ne suis qu'un simple " il ". Je sens que je me sens seul. Je me sens tout défait.
Et c'est à chaque fois la même chose. Je ne dois pas être le seul dans cette situation. Perdre quelque chose. Quelqu'un. Et ce putain de sentiment. Ce que tu as perdu deviens soudainement très précieux.
S'accrocher à des souvenirs. Des images. Sortes de flash-backs télévisés. En plus intense. Des petits bouts de gestes qui soudain illuminent mes pensées. Je t'y vois. Nous étions plus ou moins amoureux. Moi plus et elle moins. Tu passes ta main dans tes cheveux. Je regarde le ciel. Pourrions nous encore en vivre ? Serions nous les retrouvés ? Voudrais tu les partagés ? Ces instants de vérités. Ces petits riens qui font nos grands moments. Ils vont et viennent. Ils prennent tout leurs temps. Et plus on les désirent, plus on les attends. Comment puis je te dire ce que je peux sentir en ce moment ? Il est 04 heure 27 du matin. C'est la 2ème feuille que je salis avec mes mots. Un océan de mots. Un océan de pensées. Un océan dans lequel je me noie, dans lequel je te vois.
Il suffit que j'aime une plume bleue. Un brin d'herbe mince. Une goutte de rosée. Une bouffée d'air frais. J'aurais toujours un peu d'air. Un petit filet de vie. Il m'en restera toujours assez.. Dans l'½il, un peu de lumière. Une poussière de soleil. Ne t'en fais pas pour moi. J'aime ce couteau triangulaire. C'est ma fête, je suis fier. Tu me manques tellement.
Je me souviens précisément du moment où j'ai écris ces derniers mots " Tu me manques tellement ". Je crois qu'une larme s'était écrasé sur le papier pendant que j'écrivais, faisant un gros pâté sur le coin de la feuille.
Même si tout semblait fini,
N'oublions jamais,
Qu'au bout d'une nuit ...
Au bout de la nuit ...
Au bout de la nuit .
.